LUMIERES-INDIA - PHOTOGRAPHY, LITERATURE & PUBLISHING

Le port d'attache des auteurs libres
Chers amis auteurs et autrices,
Nous vivons une époque bien étrange dans le domaine de la publication. Car on pourrait se poser la question : « À l'heure actuelle, quel est vraiment le rôle d'une maison d'édition traditionnelle ? »
En effet chacune de nos expériences d'écrivain semble nous mener à un degré de frustration plus intense.
Dans l'« ancien temps », les rôles respectifs de l'auteur et de la maison d'édition étaient clairement définis : l'auteur écrivait — car c'est son job ; l'éditeur évaluait, publiait (ou rejetait !), faisait imprimer, distribuait, et s'occupait du marketing — qu'à l'époque on appelait « propagande ». Et finalement, l'auteur recevait ses maigres droits d’auteur — ce qui pouvait s'expliquer par le fait que l'éditeur prenait tous les risques financiers, dus surtout au maintien d'un stock de livres imprimés important, plus les frais de publicité et de distribution. Mais ça, c'était avant l'ère du numérique. À présent tout est changé.Non seulement les maisons d'édition ne sont plus tenues d’imprimer des quantités astronomiques de livres et de maintenir un stock important — grâce à l'impression moderne numérique qui, à la limite, peut se faire économiquement un livre à la fois, comme en témoigne le système POD (Print On Demand) d'Amazon — mais en plus, elles exigent de nous, les auteurs, de prendre en charge le marketing (social media, campagnes email et pubs), à tel point que nos présentations aux éditeurs imposent à l'auteur de procurer un marketing plan que l’on doit s’engager à respecter. Autant dire que les éditeurs ne font plus leur travail sauf lorsque, rarement, ils ont mis la main sur la poule aux œufs d’or ! Quant aux droits d’auteurs, eux, par contre, ils n'ont pas augmenté d'un iota. Et bonne chance si, en plus, le sujet de votre livre ne vise pas une démographie populaire... Telle est la triste situation aujourd'hui.
